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Sur le tertre d'Achrafieh, devenu un haut lieu de l'esprit, le Collège de la Sagesse déploie ses deux grandes ailes d'aigle indomptable. L'espoir de l'avenir près de la relique du passé. Mais à travers les pierres qui seule ont changé, l'âme, restée essentiellement la même, trace dans la succession des jours la continuité d'une remarquable tradition.
« A l'est de Beyrouth s'élève une verdoyante colline semée de villas qu'encadrent de frais jardins et d'où le regard se porte avec enchantement sur le vaste miroir d'azur de la Méditerranée. La beauté du panorama, l'air toujours frais et pur, la proximité de la ville, tel est l'heureux ensemble de qualités qui désignaient ce coin
de terre fortuné apte à recevoir les fondations d'un établissement destiné à l'éducation de la jeunesse.

Les premières pierres de l’ancien collège furent posées en 1874 par Monseigneur Joseph DEBS alors archevêque maronite de Beyrouth. Les hauteurs d’Achrafieh à l’époque étaient un désert où les chacals avaient établi leur royaume. L’idée d’y construire un tel collège ne manquait pas d’audace. Mais même alors l’imprévoyance n’était pas une vertu ! Le Collège accueillit ses premiers élèves en 1874 tandis que sa construction ne s’acheva avec l’église qu’en 1878. Le plan se présentait en fer à cheval face à la mer ; et « son exécution, nous disent les registres de l’époque coûta près de trente mille pièces d’or, y compris l’achat des terrains avoisinants.

Si nous n’avions pas peur de la trop grande fidélité des souvenirs littéraire, nous dirions que depuis ce moment-là, la colline d’Achrafieh est devenue une « Colline Inspirée ».
Monseigneur DEBS avait vu très grand pour son Collège. Né avec un grand coeur, il ne pouvait faire autrement que de deviner les besoins de son temps et de travailler à les satisfaire. Voilà pourquoi, à côté du Collège, furent créées plusieurs autres institutions :

 


§ une Ecole de Droit.
§ une école de commerce ;
§ une école d’Arts et de Métiers ;
§ un orphelinat ;
§ différents établissements commerciaux dont une boulangerie,
§ une imprimerie ;


Chose étonnante ! Monseigneur Debs ne s’adressa à personne pour avoir des subsides et n’eut ni l’art ni la faiblesse de la main tendue. Comment trouva-t-il les ressources nécessaires à la réalisation de tout cela, à une époque où l’argent était rare au Liban ! Les grands réalisateurs vous le diront. Tant d’ambition suscite notre admiration.

 

Les maisons vivent de tradition ; elles vivent aussi d’amour. Et il y a beaucoup d’amour sur celle-ci.
On s’attache à elle parce qu’elle est le chez-soi de chacun de ses enfants. Tous s’y trouvent à l’aise ; sur ses bancs les élèves, de toutes teintes religieuses, oublient leurs différences pour ne plus se souvenir que de l’immense fraternité qui leur fait pour l’âme comme une « atmosphère.
On s’attache à elle, quand on y est, passionnément. Et il arrive que cette passion augmente quand on la quitte. Comme on va spontanément vers ce qu’on aime on voit les anciens revenir entre ses murs chaque fois qu’ils le peuvent. Et quand ils sont loin, parler d’elle entre eux assure leur admiration en l’appréciant davantage. Beaucoup d’entre eux, rentrant d’un pays étranger, lui réservent leur première visite – avant la famille.
Plus d’un dont la mort a fermé les yeux à l’étranger a demandé dans son testament qu’on déposât sur sa tombe une poignée de la terre de son Collège .Les maisons vivent d’amour ; sur celle –ci. Elle représente si bien le Liban avec ses qualités et ses défauts que lorsqu’on vient à en être privé on souffre comme de manquer de la racine de soi-même.
Elle a donné au pays un nombre immense de ses enfants. Des noms comme les Boustani, les Joubran, Les Arslan les Zaccour , les Akl, les Takyeddine , les Mokarzel, les Ammoun , les Barakat ont la quadruple autorité de l’érudition , du génie , du patriotisme et du martyr .
N’est-ce pas assez de cette nuée de témoins pour maintenir les générations qui montent dans le sillage de leurs aînés et pour assurer à l’avenir une admirable continuité avec le passé ?

Faisant une longue halte à Beyrouth, à la fin du XIXème siècle un voyageur anglais, de retour chez lui, notait dans son journal : « J’ai vu à Beyrouth trois nations qui rayonnaient leur influence : l’Angleterre le faisait par l’intermédiaire de l’Université Américaine ; la France grâce à l’Université des pères jésuites ; quant à Monseigneur DEBS, il tient la place d’une grande nation et met en honneur l’esprit national authentique. Et, bien qu’il n’ait pas, dans ses entreprises, d’autres ressources que sa plume et sa parole, j’ai remarqué que son Collège n’était pas moins important que lesdites universités.
Les témoignages n’ont jamais de valeur absolue. Et les étrangers de passage dans un pays ne voient que ce qui est le plus frappant.
Mais ce brevet de civisme décerné il y a si longtemps à Monseigneur DEBS était incontestablement bien mérité. Aujourd’hui aucun observateur impartial ne le dénierait à son Collège. C’est que les maisons vivent de tradition et si celle-ci continue d’être, c’est qu’elle garde intacte l’inspiration de son fondateur et que ses attaches au passé sont très profondément enracinées.

La note propre de ce Collège est bien, en effet, son nationalisme. La colline d’Achrafieh est le point de rencontre de plusieurs royaumes : ceux des civilisations orientales venant du continent et ceux de l’Occident venant par le chemin immense de la mer. La mission du Collège est de distiller leur essence la plus rare pour la retenir . Et cette mission se confond, ici avec celle du pays.
Malgré des difficultés de tous genres. L’Archevêché de Beyrouth réussit à doter le pays de son plus beau Collège .
E n quelques mois une forêt de colonnes poussa du sol , et le premier bâtiment accueillit des pensionnaires en 1934.
La deuxième aile s’acheva en 1938 à la veille de la deuxième guerre mondiale.
La jeune âme des vieilles pierres s’est transportée dans ce cadre rajeuni sur lequel la vague de chaque génération d’élèves apporte un nouveau déferlement d’amour.

Hymne de la Sagesse

 

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